art contemporain polonais

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Mot clé - art contemporain

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lundi, novembre 17 2008

ARTUR ŻMIJEWSKI

Artur Żmijewski (né en 1966) est l'un des artistes les plus importants du courant critique. Au cours des années 1990-95, il étudie au Département Sculpture de l'Académie des Beaux Arts de Varsovie, à l'atelier du professeur Grzegorz Kowalski ("Kowalnia") et en 1995 à la Gerrit Rietveld Academie d'Amsterdam. Il crée des installations, des photographies, des vidéos et des films relatant de thèmes difficiles tels que l'infirmité, la nudité émotionnelle, la mort. En 2000, il obtient le premier prix pour "Oko za oko", lors de l'exposition Guarene Arte en Italie. Il est, de plus, rédacteur du journal "Czereja" (parution irrégulière) et critique d'art. L'artiste collabore avec la Fundacja Galerii Foksal.
Artur Żmijewski s'intéresse à la métaphore du corps en tant que limite, il questionne sur la relation entre la substance du corps prédisposé à la maladie et à la destruction et la sphère spirituelle et intellectuelle de l'être humain. L'artiste s'intéresse particulièrement au cas où la dysfonction du corps et le poids de la maladie empêchent l'être humain de participer à la vie, voire détruisent son cerveau. Il montre en même temps que les infirmités créent une dissemblance, séduisante et beaucoup plus expressive que ce qui est normal. Et c'est ce qui rend les œuvres de Żmijewski si passionnantes. « Je suis sculpteur. Hélas, les possibilités de sculpter sont très limitées. Aussi, comme il ne m'était pas possible de sculpter, je me suis employé à raconter à l'aide d'une caméra. Le film s'est révélé un médium souple. Je voudrais que mes films ne soient ni trop fiction, ni trop document. Je crée le préambule, l'amorce de la situation - au-delà, c'est la vie qui la crée. Je reste à la limite de la fable et du document, de la nouvelle et du reportage. Ce qui se passe dans mes films arrive vraiment dans le monde réel. Mais c'est moi qui provoque la suite des évènements. Cette stratégie me plait et je continuerai d'y patauger encore. » - Artur Żmijewski.

Quelques oeuvres
1998: Oko za oko (Œil pour œil). Photographies couleur et vidéo. Avec humour, Żmijewski met en scène des personnes nues dont les membres sont amputés, accompagnées de personnes saines qui “prêtent” leurs membres aux mutilés. Il confronte le corps handicapé et le corps sain afin de soulever la question des problèmes de relation entre les gens et met en valeur la difficulté que rencontrent la personne handicapée à participer à la vie. Ces images éveillent des émotions contraires, mais nous mènent en même temps à la réflexion. Il pose des questions telles que: est-ce que ceux qui aident aussi bien que ceux à qui l'aide est offerte ne sont pas en risque de perdre leur propre intégrité? Où se trouve la limite entre la coopération humaine et une symbiose des individus portée à l'excès? Est-ce possible en tout pour une personne de compenser une autre pour ses défauts? Le titre de l'œuvre de Żmijewski rappelle un principe ancien de justice, d'équité, mais pas dans une question de vengeance, mais d'égalisation des possibilités. Il provoque des situations ou engage des personnes pour lesquelles la question de la condition humaine est particulièrement importante, c'est pour cela qu'il travaille souvent avec des personnes handicapées.
2000: KP WP. D’anciens soldats de la Compagnie de Représentation de l'Armée Polonaise font des exercices militaires, tout d’abord en uniforme, puis nus dans une salle de danse, ne portant que fusil, bottes et casquette. Ce travail touche également à la question du corps – mais cette fois oppressé par la forme imposée par le dressage militaire, maîtrisé par le rituel militaire.
2001: Na Spacer (En promenade). Réalisé dans un centre de réhabilitation avec la participation de personnes paralysées, tétraplégiques. Ces personnes totalement impotentes du fait de la paralysie de tous leurs membres sont emmenés en courte promenade par des hommes sains, forts, qui animent les personnes paralysées en imitant chez eux des mouvements normaux.
2001: première partie du projet Lekcja Śpiewu (Leçon de chant), réalisé avec de jeunes sourds-muets. L'enregistrement a eu lieu à l'église protestante de la Sainte Trinité de Varsovie. Le chœur des sourds-muets y « chante » la Kyrie z Mszy polskiej de Jan Maklakiewicz, accompagné de la musique monumentale d'un orgue. Les enfants sourds créent leur composition cacophonique en utilisant des moyens d'expression qui leur sont totalement inaccessibles.
2002: Seconde partie du projet, à l'église Saint Thomas de Leipzig, où des enfants sourds chantent avec l'orchestre Barockensemble der Fachrichtung Alte Musik, la cantate de Bach « Herz und Mund und Tat und Leben ». Dans « Leçon de chant », l'artiste dépasse une frontière apparemment infranchissable, il affronte le défit et essaye de changer une situation inchangeable. Le miracle ne survient pas, le handicap reste infranchissable mais on peut trouver la transformation dans la réception quand le spectateur accepte le monde différent des handicapés et reconnaît leur droit de s'exprimer. "L'art est une lutte pour la conscience humaine" affirme Artur Żmijewski .
2002: Karolina. L'artiste présente Karolina, jeune fille de 18 ans, souffrant d'ostéoporose. Ses os sont cassés, broyés et elle vit avec une douleur constante. Consciente de sa situation, elle a décidé de prendre de la morphine, même à de fortes doses, provoquant une anoxie cérébrale. Karolina a accepté que Żmijewski enregistre leur conversation au sujet de la douleur et de la filmer même aux moments des crises.
2003: Nasz spiewnik (Notre recueil de chants). Film sur les problèmes de mémoire individuelle et sur la lente mais cruelle dégénération de la mémoire collective historique. Durant son séjour à Tel Aviv, l'artiste a recherché des personnes d'origine juive ayant quitté la Pologne – terre de leurs ancêtres. A sa demande, ceux-ci tentent, avec d'énormes difficultés, de se souvenir des chansons de leur jeunesse. « Le polonais était certainement leur première langue » commente Żmijewski , « c'était leur première façon de connaître le monde, une sorte de première structure organisée de la pensée, des idées, de la compréhension de la réalité, de l'expression des sentiments. Et tout cela est fermé en eux, scellé. Et moi, avec mes sollicitations, j'ouvre tout pour un moment... Ils ne retrouvent dans leur mémoire que quelques bribes des chansons, quelques vers. Certains se souviennent davantage mais tous trébuchent dans leur mémoire à la recherche de mélodies perdues, de mots perdus ».

Sélection d'expositions individuelles:

2005
Artur Zmijewski, Kunsthalle Bâle, Suisse
Powtorzenie, Pavillon Polonais, LI Biennale Internationale, Venise, Italie
2004
Singing Lesson, Helsingin Taidehalli, Helsinki, Finlande
Artur Zmijewski, Centre d'Art Contemporain de Brétigny, Brétigny-sur-Orge, France 2003
Singing Lesson 2, Fundacja Galerii Foksal, Varsovie, Pologne; Galerie für Zeitgenössische Kunst Leipzig, Allemagne
2002
Oko za oko, Galerie Peter Kilchmann, Zurich, Suisse
Lekcja śpiewu, Collective Gallery, Edimbourg, Ecosse
2001
Na spacer, Galerie Foksal, Varsovie, Pologne
KR WP, Galeria a.r.t., Płock, Pologne
2000
Berek, Galeria a.r.t., Płock, Pologne, Pologne
1999
Ausgewahlte Arbeiten, Galeria Wyspa, Gdańsk
1998
Oko za oko, Galeria 2, Centrum Sztuki Współczesnej, Zamek Ujazdowski, Varsovie, Pologne; Instytut Polski, Budapest, Hongrie
1996
Śpiew sardynek, Galeria a.r.t., Płock, Pologne
1995
Akty, Galeria a.r.t., Płock, Pologne
Tożsamość dzidzi, Galeria Przyjaciół A.R. (cinéma-théâtre Tęcza), Varsovie, Pologne

Sélection d'expositions collectives:

2005
Kollektive Kreativität, Kunsthalle Fridericianum, Kassel (avec Pawel Althamer)
Irreductible: Contemporary Short Form Video, Centre for Contemporary Arts, Wattis Institute for Contemporary Arts, San Francisco, USA
2004
Warsaw-Moscow / Moscow - Warsaw 1900-2000, Galeria Sztuki Współczesnej Zachęta, Varsovie, Pologne; Tretyakov Gallery, Moscou, Russie (2005)
Rendez-vous Nova Polska, Espace Croisé, Centre d'Art Contemporain, Roubaix, France
Fin des temps! L'histoire n'est plus. L'art polonais du 20è siècle, l'Hôtel des Arts, Centre Méditerranéen d'Art, Toulon, France
Passage d'Europe; Réalités, Références; Un certain regard sur l'Art d'Europe Centrale et Orientale, Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole, Saint-Etienne, France
2003
Topos polonicus - Stockholm Art Fair, Sollentunamässan, Stockholm, Suède
Art Focus 4, International Biennale of Contemporary Art, Jerusalem
Phalanstère, Centre d'Art Contemporain de Brétigny, Brétigny-sur-Orge, France
2002
Manifesta 4, Stadelisches Kunstinstitut, Frankfurt sur Mein, Allemagne
Niebezpieczne związki, Galerie Arsenał, Poznań , Pologne
2001
Collection internationale d'art contemporain, Centrum Sztuki Współczesnej, Zamek Ujazdowski, Varsovie, Pologne
Abbild. Recent Portraiture and Depiction, Landesmuseum Joanneum, Graz, Austriche
Co widzi trupa wyszklona źrennica?, Teatr Academia, Varsovie, Pologne
Zimna wojna sztuki ze społeczeństwem, Stowarzyszenie Teatralne Łaźnia, Cracovie, Pologne
Milano Europa 2000, Triennale di Milano, Palazzo della Triennale, Milan, Italie
2000
SEXXX, Inżynierska 3, Varsovie; galeria a.r.t., Płock (2001), Pologne
Postindustrial Sorrow, Nassauischer Kunstwerein Wiesbaden, Allemagne
Scena 2000, Centrum Sztuki Współczesnej, Zamek Ujazdowski, Varsovie, Pologne
Guarene Arte 2000, Palazzo Re Rebaudengo, Guarene d'Alba, Italie
Na wolności \ w końcu (Sztuka polska po 1989 roku), Staatliche Kunsthalle Baden-Baden, Allemagne; Muzeum im Xawerego Dunikowskiego w Królikarni, Varsovie, Pologne (2001); Muzeum Narodowe, Szczecin, Pologne (2001)
Forum Galerii i innych miejsc sztuki w Polsce, Galeria Łaźnia, Gdańsk, Pologne
Sławomir Belina - 8, Galeria Sztuki Współczesnej Zachęta, Varsovie, Pologne
1999
Can you hear me? 2nd Ars Baltica-Triennale of Photographic Art, Stadtgalerie, Kiel, Allemagne
After the Wall, Moderna Museet, Sztokholm, Szwecja; National Galerie im Hamburger Banhof, Berlin, Allemagne
Rondo. A Selection of Works by Central and Eastern European Artists, Ludwig Museum, Budapest, Hongrie
Blue Fire; 3rd Biennial Prague. Young Artists from Central Europe, The House of the Stone Bell, Prague, République tchèque
What You See is What You Get, Galeria Medium, Bratislava, Slovaquie
Generacje. Sztuka Polska końca/początku wieku w Sankt-Petersburgu, Centralny Salon Wystawienniczy "Maneż", Saint Pétersbourg, Russie
1998
Figura w rzeźbie polskiej XIX i XX w., Centrum Rzeźby Polskiej, Orońsko; Galeria Sztuki Współczesnej Zachęta, Varsovie (1999), Pologne
Germinations 10. European Biennale for Young Artists, "The Factory", Athènes, Grèce; IN/OUT, Higher Institut for Fine Arts, Anvers, Belgique
Fragment kolekcji 3, Galeria Sztuki Współczesnej Zachęta, Varsovie, Pologne
Oikos IV, Muzeum Okręgowe im. Leona Wyczółkowskiego, Bydgoszcz, Pologne
Fauna, New Manege, Moscou, Russie; Galeria Sztuki Współczesnej Zachęta, Varsovie, Pologne
Via#4 Festival, Espace Prévert - Centre Culturel, Savigny-Le-Temple, France
1997
Bez paszportu / Passport: exchange (ex)change, Temple Bar Gallery and Studios, Dublin, Irlande; Galeria Zachęta, Varsovie, Pologne (1998)
Parteitag, Inżynierska 3, Varsovie; Galeria a.r.t., Płock (1998); BWA Katowice, Pologne (1999)
I Międzynarodowe Spotkania Sztuki Katowice '97, BWA, Katowice, Pologne
Fotografia '97, Pałac Sztuki, Cracovie, Pologne
Germinations 10, Galeria Sztuki Współczesnej Zachęta, Varsovie, Pologne
1996
A.R. Galeria Przyjaciół, Muzeum im. Xawerego Dunikowskiego, Varsovie, Pologne
Pokolenie '96, BWA, Katowice, Pologne
Ja i AIDS, Galeria Czereja (cinéma Stolica), Varsovie, Pologne; Galeria a.r.t Płock; Stowarzyszenie Artystyczne Wieża Ciśnień, Bydgoszcz, Pologne; Galeria Wyspa, Gdańsk, Pologne
1995
Transhumacja, Galeria Obrazów, Kaunas, Lituanie
1994
Na pięknej łące puszczam w kosmos seryjne, białe stolce, Galeria Czereja (cinéma Stolica), Varsovie, Pologne
Rzeźba z ruchu, Galeria Aspekty, Varsovie, Pologne
Rzeźba Ruchliwa. Okazja do posunięć, Galeria Czereja (cinéma Stolica), Varsovie, Pologne
1991
Kardynał, Wieczerza, Galeria Dziekanka, Varsovie, Pologne

mardi, novembre 4 2008

Zbigniew Libera

Zbigniew Libera est l’une des figures les plus marquantes et intéressantes de l’art polonais des années 80 et 90. Artiste polonais né en 1959, à Pabianice (près de Lodz, Pologne), il commence à tourner ses premiers films et à faire des photos dans son enfance, à la fin des années soixante et démarre sa carrière artistique dans la scène « non-officielle » polonaise des années 1980.
Ses oeuvres - photos, vidéos, films, installations, objets et dessins – intellectuellement mordantes et subversives, jouent avec les stéréotypes de la culture contemporaine. Ses vidéos quelque peu choquantes des années 80, dont Obrzędy intymne (Rites intimes) et Perseweracja mistyczna (Persévérance mystique), ont précédé le body art de 10 ans. Elles montrent la fragilité du corps humain et la précarité de la vie, de même que le besoin incessant de spiritualité. (elles sont visibles sur ce site: http://www.raster.art.pl/galeria/artysci/libera/video.htm)
Au milieu des années 90, Libera commence à créer ses Urządzenia korekcyjne (Appareils correctifs) –objets qui sont des modifications de produits existants, objets de la consommation de masse, par exemple Universal Penis Expander ou Body Master. Zestaw zabawowy dla dzieci do lat 9 (Kit de jeu pour enfant jusqu’à 9 ans). Il a également réalisé des projets de jouets transformés – oeuvres qui révèlent les mécanismes de l’éducation et du dressage culturel, dont Lego. Obóz koncentracyjny (Lego Camp de Concentration) est le plus renommé. Dès lors, il devient l’un des piliers de l’art critique, également au sens institutionnel – en dépit du développement de sa carrière, il reste toujours très proche des milieux indépendants. Au cours des dernières années, il s’intéresse beaucoup à la photographie, particulièrement à la spécificité de la photo de presse et à la façon dont les media forment notre mémoire visuelle et manipulent l’image de l’histoire (œuvres des séries Pozytywy (Positifs) et Mistrzowie (Les Maîtres), 2003).
Sen_Busha.JPG Libera2
L’œuvre interdisciplinaire de Zbigniew Libera s’avère être l’une des conceptions les plus controversée et à la fois une des plus influentes, formatrices du caractère de l’art polonais des années 90 et du début du XXIème siècle.


Lego systems (1996) : ensemble de sept boîtes vides, sur lesquelles sont représentées diverses scènes évoquant les camps de concentration. Elles sont construites à l’aide des célèbres briques en plastique. Aucune référence spécifique à la deuxième guerre mondiale ne s’y trouve. Les mêmes pièces pourraient être aussi bien assemblées pour créer autre chose. Les pièces sont prises du stock Lego existant, suggérant que les éléments pour ces atrocités existent dans notre société et que l’histoire elle-même se répète. Tout dépend de l’imagination de celui qui les assemble. Libera veut démontrer le danger potentiel qu’un innocent jeu d’enfant soit perverti pour se transformer en construction du Mal. Le Jewish Museum de New York a acquis cette œuvre en 1997.

mardi, octobre 7 2008

Conférence au Centre d'Art Contemporain de Gdansk, CSW Łaźnia

Dans le cycle de IMMEDIATE ART, le Centre d'Art Contemporain de Gdansk, CSW Łaźnia, organise une nouvelle conférence:
MAURICE BENAYOUN - CYFROWE WĘDRÓWKI: OD IMMERSJI DO KRYTYCZNEJ FUZJI
le 10 octobre à 18h

Maurice Benayoun (AKA MoBen) est un artiste pionnier des nouveaux médias. Ses œuvres furent présentées et primées dans le monde entier. Dans sa création, il utilise différents médias, liant souvent en un tout, la vidéo, la réalité virtuelle, les réseaux, l'espace public et l'interaction. Depuis 1984, il enseigne l'art vidéo et les nouveaux médias à la Sorbonne.

Au CSW Łaźnia, il discutera principalement de sa création actuelle, dont l'œuvre réalisée en 1995, Tunnel sous l'Atlantique, projet télévirtuel lié au Centre Pompidou, à Paris, et au Musée d'Art Contemporain de Montréal, et World Skin – safari photo dans un pays en guerre, qui a obtenu le prix Golden Nica en 1998 au festival Ars Electronica, dans la catégorie art interactif. La critique considère que World Skin et Tunnel font partie des œuvres d'art interactives les plus importantes - authentiques appropriations artistiques de la technologie introduisant le concept de la situation symbolique. Dans les travaux les plus récents se développe une idée de fusion critique, mélangeant la fiction symbolique et la réalité, afin de rendre visible la frontière du monde réel: je veux visualiser l'influence de la technologie sur la société, montrer que, à un niveau de plus en plus haut, nous vivons en 2 mondes: l'un dans lequel nous vivons avec notre corps et l'autre dans les ordinateurs .


Sa plus récente œuvre fait partie de l'exposition permanente de l'Arc de Triomphe de Paris, réalisée pour fêter les 200 ans du monument.

http://www.benayoun.com/projet.php?id=16

CSW Łaźnia
ul. Jaskółcza 1
80-767 Gdańsk
www.laznia.pl

mercredi, septembre 24 2008

Włodzimierz Pawlak à la Galerie Zacheta de Varsovie

Du 9 septembre au 2 novembre 2008, la galerie Zachęta de Varsovie propose l'exposition de Włodzimierz Pawlak, Autoportret w powidokach


Włodzimierz Pawlak est peintre, performer, poète et théoricien de l'art, pédagogue et membre de Gruppa, une des formations artistiques les plus importantes des années 80.
Cette exposition est importante, car c'est la première rétrospective des oeuvres de Włodzimierz Pawlak, présentant son travail de 1984 à 2008.
Du temps de Gruppa, les peintures de Włodzimierz Pawlak avaient une approche très politique et historique de la situation en Pologne, avec un sens de l'humour spécifique au groupe des 6 artistes (Pawel Kowalewski, Ryszard Grzyb, Ryszard Wozniak, Wlodzimierz Pawlak, Jaroslaw Modzelewski, Marek Sobczyk).
La première partie de l'exposition présente les tableaux de l'époque de Gruppa (1982–1989), relatifs aux évènements de l'époque, politiques et historiques et aux oeuvres de dimensions existentialiste et autobiographique.
La seconde partie s'intitule Dzienniki i obrazy o bieli (1989–2004), journaux et tableaux sur le blanc, considérée par l'artiste comme couleur supérieure au sens formel et symbolique. Ici sont également présentés les tableaux peints (Obrazy zamalowane), travaux du début des années 90, sur fond blanc, rappelant la question, importante dans la création de W. Pawlak, de création-destruction.
La troisième partie de l'exposition est dédiée au travail que Włodzimierz consacre à une analyse des problèmes théoriques picturaux présents dans l'art de Kazimierz Malewicz et Władysław Strzemiński (depuis 1988), des cycles tels que: l'Histoire de la couleur, Notes sur l'art, Espace logique du tableau, Ligne de couleur, Ligne de crayon.

Curateur de l'exposition: Agnieszka Szewczyk


Zachęta. Narodowa Galeria Sztuki
pl. Małachowskiego 3
00-916 Warszawa
tel. (48 22) 827 58 54
fax (48 22) 827 78 86
http://www.zacheta.art.pl/ (en anglais et en polonais)
ouvert mardi-dimanche 12h-20h

jeudi, septembre 11 2008

Galerie Foksal

Foksal
La Galerie Foksal existe depuis 1966. Elle fût créée par les artistes Zbigniew Gostomski, Tadeusz Kantor, Edward Krasiński, Roman Owidzki et Henryk Stażewski et les critiques d'art Wiesław Borowski, Anka Ptaszkowska et Mariusz Tchorek.

Foksal est un lieu d'exposition et de recherche, non-commercial. Bien que pendant ses 20 premières années d'existence, elle fût sous le contrôle d'un Etat qui avait le monopole, la galerie n'a jamais renoncé au développement d'un programme artistique indépendant.

Ses principaux axes, établis dès le début, étaient:
1. permettre aux artistes indépendants d'avoir accès à une présentation publique de leurs œuvres (ce qui, à cette époque-là, n'était pas si évident).
2. ouvrir à l'art polonais des perspectives internationales et développer des contacts directs avec les artistes et centres d'art à l'étranger.

Ces buts furent atteints grâce au principe reconnu que la galerie agirait en marge de la scène artistique officielle et par la pratique de différentes formes de "camouflage" pour surmonter les obstacles et faire face aux tentatives d'ingérences extérieures.

La galerie fût le lieu de multiples évènements artistiques tels que les happening de Tadeusz Kantor, les expositions et installations de Henryk Stażewski, Zbigniew Gostomski, Edward Krasiński, Stanisław Dróżdż, Zygmunt Targowski, Koji Kamoji, Krzysztof Wodiczko, Andrzej Szewczyk, et de l'étranger: Robert Barry, Lars Englund, Christian Boltanski, Anette Messager, Lawrence Weiner, Michael Craig-Martin, Arnulf Rainer, Victor Burgin.

Au cours des années 70, Andrzej Turowski se joint à l'équipe afin de créer le programme de la galerie.
{Andrzej Turowski: docteur en histoire de l'art, professeur d'histoire de l'art contemporain à l'université de Bourgogne, spécialiste de la culture du XXe siècle d'Europe de l'Est et d'Europe Centrale. Il a notamment publié Existe-t-il un art en Europe de l'Est? Utopie et Idéologie (Paris, 1986), Une grande utopie de l'avant-garde (Varsovie, 1990), En marge de l'avant-garde (Varsovie, 1998), Entre l'art et la communauté (Cracovie, 1999)}

La Galeria Foksal recueille méthodiquement toute documentation relative aux artistes contemporains polonais et étrangers, publie les catalogues des évènements et des expositions. Elle a établi de riches archives de ses collections, accessibles aux chercheurs et aux étudiants. Elle garde des contacts permanents avec les galeries et musées d'art contemporain de Pologne et de l'étranger, dont la galerie de Konrad Fisher à Düsseldorf, le Muzeum Sztuki à Łodz, le Musée de la Ville de Paris, le Moderna Museet à Stokholm, le Théâtre Cricot 2 de Tadeusz Kantor à Cracovie. La galerie a également élaboré ses propres règles de collaboration avec les artistes, fondées sur des contacts durables et sur un principe de solidarité.

Au cours des années 80 et 90, la galerie élargit considérablement ses contacts. Des artistes tels que Leon Tarasewicz, Tomasz Ciecierski, Tomasz Tatarczyk, Mirosław Bałka, Roman Opałka, Robert Maciejuk, Jadwiga Sawicka, Mikołaj Smoczyński, Katarzyna Józefowicz, Paweł Althamer, et de l'étranger, Daniel Buren, Anselm Kiefer, Alan Charlton, Luc Tuymans, Gregor Schneider, Tom Friedman... collaborent alors avec Foksal.
Au cours des années 90 (et jusqu'en 2000), ce sont les curateurs Andrzej Przywara et Joanna Mytkowska qui gèrent les œuvres et à la fin des années 90, Jaromir Jedliński entame sa collaboration avec la galerie.
Entre 1997 et 2001, la Fondation de la Galerie Foksal (Fundacja Galerii Foksal, dirigée par Andrzej Przywara et Joanna Mytkowska, cf billet précédent) fonctionne à la galerie, avant de s'installer dans ses propres locaux et de mener une activité autonome.
Wiesław Borowski dirigera Foksal jusqu'en 2006.

Contact:

Galeria Foksal
Mazowieckiego Centrum Kultury i Sztuki
ul. Foksal 1/4
00-950 Warszawa

tel./fax (0-22) 827 62 43
mail: foksal@mckis.waw.pl
http://www.galeriafoksal.pl

ouverte du lundi au vendredi, 12.00 - 17.00 et le jeudi, 12.00 - 19.00

mercredi, septembre 10 2008

Fundacja Galerii Foksal

A varsovie, la Fondation de la Galerie Foksal a débuté son activité en 1997, sous la direction de Joanna Mytkowska et Andrzej Przywara, 2 curateurs fortement liés à la Galerie Foksal. D'autre part, Adam Szymczyk, l'actuel directeur de la Kunsthalle de Bâle et également à l'origine de la Fondation, en reste également très proche. Elle fut créée dans le but de protéger la collection et de transmettre la tradition de la Galerie Foksal, de favoriser les nouveaux projets artistiques et de développer les activités d'édition et de recherche. Elle exerce depuis 2000 une activité indépendante.

Aujourd'hui, la Fondation, installée depuis 2001 dans la rue Górski, se concentre sur les aides qu'elle peut apporter aux projets artistiques, sous la forme d'expositions, de concerts, de présentations de films, de publications..., qui ont souvent lieu hors les murs, dans les espaces publics. Selon Joanna Mytkowska, l'activité de la Fondation n'est pas tant de présenter des expositions dans ses bâtiments, mais davantage de permettre de réaliser des idées d'expositions, d'édition, de concerts, de films... en divers lieux. La Fondation de la Galerie Foksal participe systématiquement aux plus grands évènements artistiques internationaux, tels que Art Basel à Bâle, Frieze Art Fair à Londres.

Parmi les artistes qui collaborent avec la Fondation: Paweł Althamer, Mirosław Bałka, Cezary Bodzianowski, Piotr Janas, Katarzyna Józefowicz, Robert Kuśmirowski, Edward Krasiński, Anna Niesterowicz, Wilhelm Sasnal, Monika Sosnowska, Piotr Uklański, Jakub Julian Ziółkowski, Artur Żmijewski.

Contact:

Curateurs: Joanna Mytkowska, Andrzej Przywara

Fundacja Galerii Foksal

ul. Górskiego 1a 00-033 Warszawa

tel./fax (0-22) 826 50 81

mail: mail@fgf.com.pl

http://www.fgf.com.pl

jeudi, juin 19 2008

Maciej Kuszela

La photographie polonaise à Rennes
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L'image publique

2e édition de l'Image publique à Rennes

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mercredi, juin 11 2008

L'art critique polonais

Ce courant artistique est apparu en Pologne dès le début des années 1990, après la victoire de Solidarité (Solidarnosc). Les changements politiques de cette période ont permis l'installation d'une démocratie, qui provoque l'arrivée en masse du capitalisme et de la société de consommation. C'est à cette nouvelle forme de société que vont réagir les artistes du courant critique. L'apparition de ce phénomène critique est très importante dans l'art polonais. Tout d'abord, il marque une rupture par rapport à l'art des dix années passées. Précédemment, les artistes s'attachaient, dans leurs œuvres, au contexte à la fois politique et polonais. Au cours des années 90, les artistes du courant critique s'intéressent à la civilisation en général et à des thématiques nouvelles telles que le corps, les nouveaux médias (photo, vidéo, installations, voire même les panneaux d'affichages) et une critique de la société. De plus, il faut préciser que ce courant est considéré souvent comme un phénomène artistique par les critiques et historiens d'art polonais, car c'est justement cette production artistique qui a provoqué les plus fortes répercussions médiatiques. La création des artistes critiques a ouvert de multiples discussions sur la moralité de l'art, la liberté des actions artistiques, ses limites et sur le fonctionnement de l'art dans le contexte politique et économique contemporain. Ce sont aussi ces artistes qui représentent le plus souvent l'art polonais sur la scène internationale. Parmi eux, citons Katarzyna Kozyra, Zbigniew Libera, Alicja Żebrowska, Artur Żmijewski , Robert Rumas...

mardi, juin 10 2008

Une biennale d'art contemporain à Rennes!

du 16 mai au 20 juillet 2008, les ateliers de Rennes présentent la Biennale d'art contemporain

le site: http://www.lesateliersderennes.fr/site/index.php

Biennale_Rennes.jpg